Le plan divin pour un mariage heureux (4)

Communiquer d’une façon positive
« Ecouter » les soucis et les blessures les plus secrètes de votre conjoint ne signifie pas que vous devez automatiquement « juger », ou donner votre avis. Souvent, il vaut mieux être un bon confident. Ensuite, avec le temps, votre conjoint sollicitera votre avis ou vos observations. Mais que cela se fasse à son initiative, et non à la vôtre. Vous devez faire preuve d’amour et de sollicitude. Vous devez être disposé à prendre le temps « d’écouter » attentivement votre conjoint – de montrer un intérêt sincère à ce qu’il vous dit, ou à ce qu’il ressent. Pour cela, apprenez à lui poser de bonnes questions et à le guider, afin de bien comprendre la situation : « Dis-m’en davantage ! », « Je vois. Ai-je bien compris ce que tu me dis ? », « Je ne m’étais pas rendu compte de cela. Aide-moi à mieux comprendre, afin que je puisse partager tes soucis », et autres phrases similaires d’intérêt basé sur l’amour.
Ne prenez jamais l’avantage sur l’ouverture d’esprit ou la personnalité de votre conjoint ! Car, votre conjoint finira pas se renfermer sur lui-même, ou sur elle-même. Considérez les confidences verbales que vous partagez dans le mariage, comme une confidence sacrée – gardez cela confidentiellement entre vous deux. Ne les gardez jamais « en réserve », pour prendre l’avantage, plus tard, lors d’une dispute ou dans une autre situation.
D’autre part, des éloges et des encouragements envers votre conjoint sont importants. Soyez sûr que votre éloge est sincère et spécifique. Un époux doit féliciter sa femme pour le repas spécial qu’elle a préparé avec amour ; une épouse doit féliciter son mari de s’être levé le premier pour rallumer le chauffage dans la maison – ce sont quelques exemples de remarques attentionnées et encourageantes, qui peuvent stimuler votre conjoint et développer l’amour et l’appréciation au sein de votre mariage. Pensez à la signification du mot « appréciation ». Je n’oublierai jamais les expressions constantes de remerciements et d’appréciation prononcées par ma mère. Cela a eu pour effet que toute la famille l’aimait et l’appréciait davantage ; je suis sûr que cela contribua grandement à la joie et à la stabilité au sein du long et heureux mariage de mes parents.
Rappelez-vous qu’au sein du mariage, vos communications devraient être sur un ton positif. Vouloir « chercher la petite bête », ou critiquer constamment, n’est pas la bonne façon de communiquer Il faut éviter à tout prix ce genre de refrain négatif, car il détruit un mariage. Un homme qui sermonne et corrige continuellement sa femme agit de façon insensée! Comment pourrait-elle lui répondre avec douceur et amour, si elle est régulièrement « rabaissée » et reprise par son mari ? La Bible révèle aussi qu’une femme est dans son tort, si elle se plaint, ronchonne ou sermonne continuellement son mari. « Mieux vaut habiter à l’angle d’un toit, que de partager la demeure d’une femme querelleuse » (Proverbe 21 :9).
Une fois encore, une communication abondante et positive, basée sur l’amour, l’échange d’informations, le partage des projets et des rêves entre le mari et la femme est l’essence même d’un mariage heureux. Pensez-y ! Dieu Lui-même « partage » Ses espoirs et Ses plans avec nous, qui ne sommes que des êtres mortels : « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père » (Jean 15 :15). Si le Christ Vivant S’intéresse à nous, au point de partager « tout » ce qu’Il a appris de Dieu le Père, à combien plus forte raison ne devrions-nous pas être disposés à révéler et à partager nos pensées et nos rêves avec notre conjoint ?
Travailler et rêver ensemble
Que ce soit lors de vos promenades, dans vos conversations, dans les moments joyeux ou dans les moments tristes, faites ensemble un retour en arrière, pour retrouver vos pensés de jeunesse et vos rêves de l’avenir. Discutez et analysez ces rêves en faisant preuve d’amour et de compréhension l’un envers l’autre. Ensuite, travaillez ensemble pour les rendre réels.
Vous, les épouses, faites revivre les espoirs et les aspirations de la jeune fille qui, peut-être, se promenait dans les champs de son père, au coucher du soleil – en rêvant de trouver un mari, et d’avoir un jour son propre foyer, des enfants, la sécurité, la chaleur et la joie. Travaillez ensemble pour réaliser ces rêves.
Apprenez à répondre l’un à l’autre ouvertement et avec amour. N’ayez pas de secrets. Ne gardez pas de rancune. C’est votre vie, votre conjoint, votre amour. Apprenez à penser et à ressentir à l’unisson, résolvez ensemble vos problèmes, comme au sein d’une équipe. L’encouragement et la stimulation réciproques que vous développerez, ainsi que la chaleur et l’amour que vous éprouverez ajouteront une dimension supplémentaire de compréhension, de but et de joie, que vous ne pourrez pas obtenir autrement. Car, « il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Genèse 2 :18).

Mariage signifie donner de soi-même
Jésus-Christ fit la démonstration de l’amour de Dieu, comme personne d’autre. Il le fit de maintes façons. Mais la sublime démonstration de cet amour fut lorsqu’Il donna volontairement Sa vie, et versa Son sang afin de devenir notre Sauveur.
Comme nous venons de le voir, la relation entre le Christ et la véritable Eglise illustre la relation entre le mari et la femme. A la fin de Sa vie physique, en Se basant sur les principes d’un don de service, Jésus-Christ Se livra Lui-même pour l’Eglise. Tous les maris ont pour instruction : « Maris, que chacun aime sa femme, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole, pour faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable. C’est ainsi que le mari doit aimer sa femme comme son propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même » (Ephésiens 5 :25-28).
Généralement, nous avons tendance à penser à nos propres besoins. Nous prenons soin de nos désirs personnels. Nous pourvoyons à ce qui nous fait plaisir. Mais, à partir du moment où nous devenons « une seule chair » aux yeux de Dieu, nous devons apprendre à penser différemment – à considérer avant tout les besoins et les désirs de notre conjoint, la façon de prendre soin de notre « moitié » ! Cela nécessite de la réflexion, de l’organisation, de l’autodiscipline et la compréhension de donner de soi-même. C’est la base du mariage !
L’un des dictons les plus significatifs de Jésus-Christ ne se trouve pas mot à mot dans les Evangiles, mais dans une déclaration de l’apôtre Paul rapportée dans le livre des Actes : « Je vous ai montré de toutes manières que c’est en travaillant ainsi qu’il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Actes 20 :35). Il y a vraiment plus de « bonheur » à donner, surtout dans le mariage. En règle générale, « plus vous donnez, plus vous recevez ». Au fur et à mesure que vous essayerez d’encourager, de servir et de donner, votre conjoint aura tendance à faire de même. Vous donnerez tous les deux. Vous servirez tous les deux. La cordialité et l’appréciation régneront au sein de votre mariage, et vous en serez tous les deux enchantés.
Chaque mari devrait réfléchir attentivement comment augmenter la joie et l’épanouissement de sa femme. Ne pourrait-il pas l’aider parfois à faire la vaisselle ou le ménage ? Ne pourrait-il pas faire les plus grosses corvées dans et autour de la maison ? Ne devrait-il pas l’encourager à dormir davantage, à faire plus d’exercice, à se divertir plus et à changer de rythme ? S’ils en ont les moyens financiers, ne pourrait-il pas l’inviter à dîner une ou deux fois par semaine ? Ne pourrait-il pas l’emmener de temps en temps en week-end, en « voyage de noce », pour rompre avec la routine du quotidien et du travail ? Ne pourrait-il pas essayer d’enrichir leur vie commune, en emmenant sa femme à des concerts, en visitant des musées, en assistant à des conférences éducatives, et autres ? Bien adaptées à chaque situation, ces activités, et bien d’autres encore, sont des façons dont un mari peut « donner ».
A son tour, une femme devrait penser comment enrichir la vie physique, émotionnelle, intellectuelle, et le bonheur de son mari. Peut-être pourrait-elle lui préparer plus souvent ses plats préférés ? Elle pourrait aussi l’encourager à faire plus d’exercices, à se reposer, à prendre soin de sa santé. Peut-être pourrait-elle se reposer un peu l’après-midi ou après son travail, ou prendre une douche rapide et changer de vêtements, afin de paraître belle et de se sentir alerte, comme elle le faisait lors de leurs fréquentations. Ne devrait-elle pas l’encourager à partager ses opinions sur les événements mondiaux, ou sur des sujets spirituels ? Ne devrait-elle pas répondre généreusement à son affection, et lui être extrêmement reconnaissante d’être mariée ?
Vous avez peut-être entendu dire que, dans le mariage, c’est du 50-50. Vous faites la moitié du chemin, et votre conjoint fait l’autre moitié. Mais qui détermine le milieu du chemin, si vous êtes en désaccord ? Le véritable amour signifie donner sans rien attendre en retour – donner à 100% – et faire plus que ce qu’on pourrait « attendre » de votre part.
Le Christ a parlé de ce principe : « Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui » (Matthieu 5 :41). Oui, même si vous ne pensez pas pouvoir le faire, humainement, faites le mille supplémentaire, et donnez à votre conjoint. Dieu vous donnera ce qui vous manque. Demandez-Lui de vous aider à donner plus d’affection, plus d’amour et de respect à votre conjoint, et avec le temps, vous serez béni par les rétributions et les bénéfices d’un mariage qui s’améliore.
Pensez aux différentes façons dont vous pouvez donner. De petits cadeaux, ou quelques mots d’appréciation, font une grande différence. Une étreinte ou un baiser inattendu, qui ne demandent qu’un petit effort de votre part, peuvent être un précieux don aux yeux de votre épouse. Une simple question comme : « Comment s’est passée ta journée ? », peut être une marque d’attention bienvenue, et l’occasion de partager des pensées et sentiments privés.
Je connais un couple très occupé qui, néanmoins, prenait le temps de se témoigner réciproquement leur amour et leur intérêt mutuels. Un soir, pendant que la femme servait le repas, elle demanda à son mari : « As-tu besoin de quelque chose d’autre ? » Le mari lui sourit et dit : « J’ai besoin de ton amour. » Elle sourit. Il recula sa chaise. Elle s’assit sur les genoux de son mari, et ils se serrèrent dans les bras et s’embrassèrent. Cette sorte de spontanéité et de générosité permet de créer une atmosphère d’amour et de paix.
Ce n’est pas toujours romantique, ce n’est pas toujours idéaliste, mais jour après jour, année après année, un couple heureux s’efforce de « se donner » l’un à l’autre. Chacun essayera, de toutes les façons possibles, d’aider son conjoint à développer toutes ses capacités que Dieu lui a accordées. Car, nous ne pouvons pas « recevoir » (dans le sens “d’avoir”) un mariage heureux, à moins que nous apprenions à procurer (dans le sens de “donner”) un mariage heureux !

 

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