Choix du conjoint : quand l’intégrité, la sagesse et la crainte de Dieu nous guident (2)

Le moment approprié pour choisir son conjoint

4.6 Les critères

Voyons maintenant les critères présentés par la Parole de Dieu pour prendre la bonne décision. Autrement dit, selon quels critères peux-tu choisir ton conjoint ? Cette façon de s’exprimer peut paraître très « technique », mais il ne faut pas le voir ainsi. Nous avons vu que la manière dont Dieu rapproche un homme et une femme est un mystère, un secret, et cela reste ainsi. C’est quelque chose de merveilleux, quelque chose que nous ne pouvons pas sonder. Malgré tout, Dieu nous donne des lignes directrices ou critères (c’est ce terme que je vais utiliser). Il est tout à fait clair pour moi, que le choix d’un conjoint ne peut pas réussir sans émotion. Le cœur est impliqué. Il est rarissime de ne pas être franchement épris. Cependant je mets en garde contre le danger de se laisser mener exclusivement ou principalement par ses émotions. La question est bien trop importante pour laisser libre cours à nos sentiments. Cela peut paraître très difficile, spécialement quand on vient de tomber amoureux, mais il est grossièrement imprudent de laisser de côté notre intelligence dans cette décision importante. Avant tout, n’oublions pas de demander à notre Seigneur quelle est Sa volonté. C’est une question beaucoup plus rationnelle qu’émotionnelle.

Je voudrais souligner trois critères faciles à noter : converti ? – ayant fait ses preuves ? – qui correspond ?

4.6.1 Premier critère : converti ?

C’est la première question à résoudre ; il faut que la réponse soit claire et nette.

Pour un chrétien né de nouveau, il n’est pas possible de ne pas commencer par se poser la question suivante en rapport avec le choix d’un conjoint : Est-il / est-elle converti(e) ? Je désire être très clair, et insister là-dessus : C’est toujours à tort qu’on pense pouvoir marier un(e) inconverti(e). Sur ce point, il n’y a aucune circonstance susceptible de donner lieu à une tolérance intérieure ou à un compromis de laisser-aller.

. Job avait fait alliance avec ses yeux pour ne pas arrêter ses regards sur une vierge (Job 31:1). Il y a là quelque chose à apprendre pour tous, jeunes gens ou jeunes filles, hommes ou femmes.
Si tu remarques que quelqu’un s’intéresse à toi, montre-lui clairement ton drapeau, et dis-lui sans ambages que tu appartiens au Seigneur Jésus. Ne cache pas qu’une liaison amicale et encore plus un mariage ultérieur seront pour toi toujours une occasion de glorifier Jésus et que tu ne cherches pas à jouer au jeu du flirt . Plus tu es clair(e) du début à la fin, meilleur c’est.

4.6.2 Deuxième critère : avoir fait ses preuves

Le premier critère a une importance décisive. Or il ne suffit pas que le conjoint potentiel prétende être croyant. La confession doit s’avérer réelle et authentique.

Étienne était un jeune homme issu de parents croyants. Durant son apprentissage, il fit la connaissance de Pierrette qui, dès le premier jour, parut avoir jeté un œil sur Étienne, et réciproquement. Les deux s’entendaient assez bien et se rapprochèrent rapidement. Cependant Étienne dit clairement dès le début qu’il n’épouserait qu’une femme connaissant le Seigneur Jésus comme son Sauveur personnel. Pierrette écouta tranquillement, en parla avec Étienne et se mit à fréquenter plus ou moins régulièrement les réunions des chrétiens où allait Étienne. Les parents d’Étienne restaient sceptiques. Pierrette ne tarda pas à dire qu’elle avait reçu le Seigneur Jésus dans sa vie. Elle voulait à l’avenir aller dans un même chemin avec Étienne. Pourtant les parents ne se réjouissaient pas de cette liaison : l’affaire ne leur paraissait pas authentique. Ils avertirent leur fils, qui n’écouta pas ses parents. Il était sûr de son affaire, et il voulait épouser Pierrette. Le jour du mariage vint, puis le jour suivant, et voilà que Pierrette lui dit la vérité toute nue. Le voyage pieux (c’est ainsi qu’elle l’appelait) n’avait été qu’une comédie. Elle n’était pas convertie et ne visiterait dorénavant pas la moindre réunion chrétienne. Étienne en fut comme assommé, mais il n’y avait plus moyen de faire machine arrière. Jusqu’à aujourd’hui, les deux sont encore mariés ; ils se sont arrangés tant bien que mal, mais leur mariage n’est pas un bon mariage, et les deux enfants qu’ils ont eu, souffrent des différences d’orientation de leurs parents.

4.6.2.1 Deux manières de voir

La mise à l’épreuve va plus loin que simplement avoir la conviction que le futur conjoint est converti. Prenons le cas où le futur conjoint est effectivement croyant. Même dans ce cas la mise à l’épreuve est nécessaire. Inversement, cela ne veut pas dire que tu ne dois épouser que quelqu’un de parfait ; si c’était le cas je serais encore célibataire, et beaucoup d’autres avec moi. Il n’y a pas de gens parfaits. Il faut quand même une certaine mise à l’épreuve, et cela dans deux directions :

· D’abord une mise à l’épreuve dans les choses terrestres est nécessaire,

· En suite il faut une mise à l’épreuve dans les choses spirituelles.

Une mise à l’épreuve dans les choses terrestres, veut dire que tu ne dois épouser quelqu’un que s’il a démontré qu’il peut s’en sortir avec les exigences de la vie quotidienne. Salomon dit à son fils : « Prépare ton ouvrage au dehors, et mets en état ton champ, et après, bâtis ta maison » (Proverbes 24:27). Nous pouvons appliquer la maison au mariage. Pour pouvoir se marier, il est important que l’homme fasse son travail et mette en état son champ. Cela signifie au moins qu’il dispose d’une formation professionnelle achevée et qu’il a un revenu régulier. Je ne parle pas du fait que des jeunes hommes peuvent perdre leur travail, c’est une toute autre question.

Des jeunes gens qui se reposent sciemment sur le porte-monnaie de leurs parents ne sont guère en état de fonder leur propre foyer. Avoir la profession de « fils » ne suffit pas pour le mariage. Ce n’est pas une mise à l’épreuve. Une jeune femme doit être en état de prendre soin de son propre foyer. C’est la condition minimale qu’elle doit remplir.

Gabrielle avait grandi dans la maison de ses parents. Elle y était passablement choyée. À l’âge où l’on est apte au mariage, elle reçut une demande de Lothar. C’était un jeune homme connu comme chrétien et issu d’une bonne famille. Les conditions paraissaient bien favorables. Il est vrai que le jeune homme n’avait jamais jusqu’alors réellement travaillé : il faisait partie de la catégorie des « étudiants perpétuels ». Pourtant les parents ne soulevèrent aucune objection, ni les siens ni ceux de la jeune fille. Ils se marièrent, et la catastrophe suivit son cours. Lothar parut pour l’essentiel se reposer sur ses parents et beaux-parents. Il ne put pas ou ne voulut pas poursuivre une activité régulière. Pareillement Gabrielle ne trouva pas de travail. Cela dura quelques années et le mariage alla à la rupture. Depuis, chacun suit son chemin seul. Inutile de dire que ce n’est pas un chemin heureux.

Au moins aussi importante que la mise à l’épreuve dans la vie terrestre, il y a la mise à l’épreuve dans la vie spirituelle. Il faut aussi y faire attention. Réfléchis tranquillement aux questions suivantes avant de prendre une décision :

· Montre-t-il ou montre-t-elle de l’intérêt pour la Parole de Dieu et les pensées qui s’y trouvent ?

· Ce que dit la Bible, est-il important pour lui ou elle dans la vie quotidienne ?

· Es-tu sûr que ta future femme ou ton futur mari peut être un appui ou une aide dans les questions spirituelles ? Et toi-même personnellement, peux-tu l’être ?

· Les réunions de chrétiens seront-elles fréquentées régulièrement ?

· Reconnaît-on l’intérêt pour les choses du Seigneur ?

· Y a-t-il de l’intérêt pour l’évangile ?

Tu trouveras toi-même d’autres questions à méditer, cette liste n’est pas exhaustive. Naturellement ce ne sont là que des signes visibles extérieurement, mais ce sont des indices certains et importants qui peuvent te donner une orientation.

En 1 Cor. 14:35 nous lisons que le mari a le devoir de répondre aux questions de l’épouse avec un fondement biblique. C’est une grande responsabilité que malheureusement beaucoup de maris n’assument guère. Je pose pourtant deux questions, la première aux jeunes filles : te représentes-tu l’homme de ton choix comme étant en mesure de répondre à tes questions au sujet de la Bible, ou bien appartient-il à ce genre de personne qui cherche l’Apocalypse au milieu de la Bible ? Naturellement nous ne voulons pas fixer trop haut le niveau de ce à quoi on s’attend, mais il doit quand même y avoir déjà un fondement solide. J’adresse la deuxième question aux jeunes gens : as-tu considéré que la femme de ton choix va poser des questions au sujet de la Bible ? ou bien sera-t-il plus important pour elle de savoir quelle est la nouvelle tendance de couleur et le genre de la nouvelle mode ? Nous ne disons rien contre un certain intérêt à l’égard de ces sujets, mais la question est d’établir les priorités.

En tant que jeune homme qui voudrait bien se marier, tu devrais être sûr de marier un conjoint qui a des relations de confiance avec le Seigneur. Vous aurez beaucoup de questions sur la manière de traiter certaines choses. Par exemple : comment élever les enfants ? quelles tâches spirituelles faut-il entreprendre ensemble ? Comment vous comporter en cas de conflit ? Qu’allez-vous faire en cas de difficulté dans la communauté chrétienne ? Quel est le sens exact de tel passage ? Il y a un proverbe qui s’est avéré toujours vrai jusqu’ici : « rien ne vient de rien ». Cela vaut autant pour le (futur) mari que pour la (future) femme.

4.6.2.2 Un chemin en commun avec d’autres frères et sœurs

Il y a encore un critère important à mon avis. En tant que couple, ne vivez pas isolés, mais soyez liés à d’autres croyants. Vous fréquenterez des réunions chrétiennes. Es-tu sûr qu’avec ton futur conjoint vous pourrez suivre un chemin commun à cet égard ? J’entends par là non seulement le chemin que vous suivrez comme couple, mais le chemin que, comme couple, vous suivrez avec d’autres chrétiens. On parle volontiers aujourd’hui « d’arrière-plan communautaire ». Quel est l’arrière-plan communautaire de celui / celle que tu veux épouser ? Avez-vous à cet égard une ferme conviction commune, — et une conviction qui s’appuie sur l’enseignement de la Bible ? Il est indispensable d’avoir entre conjoints une même pensée sur les questions essentielles de la foi. Cela comprend bien sûr que vous vous trouviez en harmonie à l’égard du chemin à suivre ensemble avec les enfants de Dieu, — le chemin que le Seigneur vous montre dans Sa Parole. Si le conjoint que tu désires te détourne du chemin que tu as suivi jusqu’ici par conviction, alors il vaut mieux te retirer. La question est importante. Réfléchis un peu, le dimanche matin, si vous fréquentez chacun une communauté différente ! Des tensions apparaîtront, au plus tard quand il y aura des enfants ; mais vraisemblablement, ça viendra avant.

Notre mariage ne doit pas être seulement pour nous. Il doit être à l’honneur du Seigneur et pour Lui. Cela ne va pas sans mise à l’épreuve spirituelle. Contrôle ce point soigneusement. Si tu ne te sens pas sûr, alors attends, ou laisse mûrir.

Extrait d’un ouvrage allemand

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