Guérir quand on a été abusé sexuellement…

Extrait du livre “Attends-moi” de Rébecca SAINT JAMES

Blandine est une amie à moi qui avait perdu sa virginité à la suite d’un horrible abus sexuel.Après que nous ayons discuté ensembles toutes les deux, elle comprit qu’elle n’avait pas abandonné sa virginité volontairement; elle s’y était opposé de tout son être et n’avait été vaincue que physiquement. Elle estimait donc être restée vierge. Mais cette idée ne l’avait jamais effleuré avant ce moment. Elle accueillit avec un bonheur immense cette révélation; dans son enthousiasme, elle scandalisa même sa grand-mère en lui disant qu’elle était toujours vierge et qu’elle le resterait jusqu’au mariage. Elle me déclara:”Grâce à la libération et à la guérison que DIEU accorde, je sais qu’à ses yeux je suis pure, aussi blanche que la neige, précieuse et vierge”.

Voici le témoignage touchant d’une jeune fille qui fréquente l’université et avec laquelle j’ai des échanges depuis quelque temps déjà:

“Petite fille, j’ai été abusée sexuellement par mon oncle entre dix et treize ans. C’est seulement depuis ces dernières années que je me débats avec ma blessure profonde. Je me rends compte que j’ai érigé autour de moi un rempart épais pour tenter de dissimuler ma souffrance. J’ai aussi découvert que cette habitude se propage et que nous élevons des murs dans tous les domaines de la vie. En essayant de chasser la souffrance, j’ai paralysé non seulemnt les mauvais sentiments, mais également tous les bons souvenirs que je conserve de mon enfance. Je tenais le raisonnement suivant: “Essaie de ne rien ressentir et tu ne souffriras pas”.
Pour briser ce cercle vicieux, il fallait d’abord que je dise à quelqu’un de proche que j’avais été abusée. Si vous vous trouvez dans cette situation, vous devez vous adresser à quelqu’un et lui raconter votre histoire. Plus vous partagez avec autrui le drame qui vous est arrivé, moins cela aura de prise sur vous. Vous vous êtes partiellement déchargée de votre fardeau. Vous ne subissez plus toute la pression.
C’est donc par là que j’ai commencé. Il est vraiment important de trouver un conseiller chrétien, parce que vous pouvez lui die librementce que vous ressentez et comprendre pourquoi vous vous sentez ainsi. Après une expérience d’abus sexuel, on se sent terriblement seul. Lorsque vous vous ouvrez et faites part de vos souffrances aux autres, vous constatez que beaucoup de gens éprouvent les mêmes sensations et les mêmes sentiments que vous. Après avoir pris à bras le corps le problème de la souffrance, vous commencez à éprouver les émotions opposées, la joie et le bonheur.
Nous avons tous tendance à demander pardon à DIEU, puis à reprendre sur nous le poids de ce même péché. C’est aussi souvent le cas avec l’abus sexuel. On pense avoir pardonné à la personne qui a fait le mal, mais cette souffrance revient et on se demande si on a vraiment pardonné au coupable. Quand cela m’arrive, je demande à DIEU qu’IL m’aide à oublier la souffrance et à pardonner à mon oncle. Ce qui m’aide alors à pardonner, c’est la pensée que si DIEU m’a tellement pardonnée, comment pourrais-je, moi, ne pas pardonner à cet homme le mal qu’il m’a fait? Tout comme le péché de cet oncle m’a fait souffrir,, mon péché fait souffrir DIEU et IL continue cependant à me pardonner. Si nous prétendons être sans péché, Sa Parole n’est point en nous.
Matthieu6v14-15/ 1jean1v8-10
Mon amie ressentit longtemps un sentiment de culpabilité et de honte, estimant qu’elle avit fait quelque chose de mal. A partir du moment où elle commença à dire aux autres ce qui lui était arrivé, elle fut en mesure de croire qu’elle n’avait rien fait de mal et n’était donc pas à blâmer. Elle connut les premiers effets de la guérison lorsqu’elle s’ouvrit aux autres. Galates 6v2 dit:”Portez les fardeaux les uns des autres et vous accomplirez ainsi la loi du christ.” quand mon amie mit ce conseil en pratique, elle fut délivrée.

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