Témoignage de Rébecca Kiessling (Partie3)

Je souhaiterais pouvoir dire que ma mère de naissance figurait parmi la majorité des victimes et qu’elle ne voulait pas m’avorter, mais elle avait été convaincue de faire autrement. Cependant, l’attitude désagréable et les propos grossiers du second avorteur clandestin ainsi que la peur pour sa propre sécurité l’ont fait renoncer. Quand elle lui a dit au téléphone qu’elle n’était pas intéressée par cet arrangement risqué, ce docteur de l’avortement l’a insultée et l’a traitée de tous les noms. à sa surprise, il l’a rappelée le lendemain pour essayer de la convaincre de m’avorter encore une fois, elle a refusé de nouveau et fut injuriée. Alors, après tout cela, elle ne pouvait plus continuer. Ma mère de naissance abordait le second trimestre — bien plus dangereux et bien plus coûteux pour me faire avorter. Je suis tellement reconnaissante que ma vie ait été épargnée. Mais beaucoup de chrétiens bien intentionnés me diront des choses du style  : «  Oui, tu vois, Dieu voulait vraiment que tu sois là  !  » D’autres diront encore  : «  Il fallait que tu sois là  ». Mais je sais que Dieu a l’intention que chaque enfant à naître reçoive la même opportunité de naître et je ne peux pas m’asseoir béatement et dire  : «  Eh bien, ma vie aura au moins été épargnée  » ou «  Je l’ai mérité. Regardez ce que j’ai fait de ma vie  ». Des millions d’autres ne l’ont pas pu  ! Pouvez vous rester là et dire «  Au moins, pour ma part j’ai été désiré(e)… au moins je suis en vie…  » ou juste «  Et alors  ?  » Est-ce là réellement la sorte de personne que vous voulez être  ? Une façade de compassion à l’extérieur, mais une froideur de marbre et du vide à l’intérieur  ? Prétendez-vous vous soucier des femmes mais n’avoir rien à faire avec moi parce que je suis un rappel de ce que vous ne préféreriez pas voir en face et que vous détesteriez aussi de voir pris en considération par d’autres que vous  ? Est-ce que je ne trouve pas de place dans votre agenda  ? En faculté de Droit, j’ai eu aussi des camarades de classe qui m’ont dit des choses comme  : «  Bof  ! Si tu avais été avortée, tu ne serais pas là aujourd’hui et tu ne saurais pas la différence de toute façon, alors qu’est ce que ça peut faire  ?  » Croyez-le ou non, mais certains des philosophes de l’avortement des plus connus utilisent le même type d’argumentation  : «  Le fœtus ne sait jamais ce qui lui arrive, alors il n’y a pas de fœtus qui va regretter sa vie.  » Donc, je suppose que tant que vous poignardez quelqu’un dans son sommeil, ça va très bien, parce qu’il ne sait pas ce qui lui arrive  ?  ! J’ai expliqué à mes camarades de classe comment leur propre logique justifierait «  que je puisse les tuer aujourd’hui, parce qu’ils ne seraient pas là demain et qu’ils ne pourraient pas savoir la différence de toute façon, alors qu’est ce que ça peut faire  ?  » Et ils restaient bouche bée. C’est étonnant ce qu’un peu de logique peut faire quand vous réfléchissez vraiment à ce sujet — comme nous étions supposés le faire en cours de droit — et considérez le véritable sujet de conversation : Il y a des vies qui ne sont pas là aujourd’hui parce qu’elles ont été avortées. C’est comme le vieux dicton  : «  Si un arbre tombe dans la forêt, et que personne n’est là pour l’entendre, est-ce que ça fait un bruit  ?  » Oh oui  ! Et si un bébé est avorté et que personne d’autre n’est là pour le savoir, est ce que cela est important  ? La réponse est : «  OUI  ! Leur vie est importante. Ma vie est importante. Votre vie est importante  » et ne laissez personne vous dire le contraire  !

Le monde est un endroit différent de ce qu’il aurait pu être parce qu’il était illégal pour ma mère de naissance de m’avorter alors qu’elle était enceinte. Votre vie est différente parce qu’elle ne pouvait pas m’avorter légalement parce que vous êtes assis à entendre mes mots aujourd’hui  ! Mais vous n’avez pas besoin d’avoir un impact sur des audiences pour que votre vie importe. Il y a quelque chose que nous manquons tous aujourd’hui à cause des générations actuelles qui ont été avortées et cela importe.

Une des choses les plus épatantes que j’ai apprise est que le violeur N’est PAS mon créateur comme certaines personnes aimeraient que je le croie. Ma valeur et mon identité ne sont pas établies en tant que «  produit de viol  » mais en tant qu’enfant de Dieu. Le psaume 68-5, 6 affirme  : «  Père des orphelins… c’est Dieu dans son lieu de sainteté. Dieu donne à l’isolé le séjour d’une maison.  » Et le psaume 27,10 : « Si mon père et ma mère m’abandonnent, le Seigneur m’accueillera  ». Je sais qu’il n’y a pas de honte à être adoptée. On nous dit dans le Nouveau Testament que c’est dans l’esprit d’adoption que nous sommes appelés enfants de Dieu par le Christ notre Seigneur. Alors, Il a dû avoir une très haute idée de l’adoption pour utiliser cette image de Son amour pour nous  !

Mais ce qui est plus important, j’ai appris, je serai capable d’apprendre à mes enfants et j’apprends à d’autres que votre valeur ne se fonde pas sur les circonstances de votre conception, sur vos parents, sur votre fratrie, votre compagnon, votre maison, vos vêtements, votre apparence, votre Q.I., vos notes, vos performances, votre argent, votre occupation, vos succès ou échecs, ou vos capacités et handicaps — ce sont des mensonges qui sont perpétrés dans notre société. C’est un fait que, les conférenciers les plus motivants disent à leurs auditeurs que s’ils pouvaient juste faire quelque chose d’eux-mêmes et atteindre un certain standing sociétal, alors ils pourraient être eux aussi «  quelqu’un  ». Mais le fait est que personne ne peut atteindre ces standards ridicules et que beaucoup de gens en resteront incroyablement loin et alors, est-ce que cela signifie qu’ils ne sont pas «  quelqu’un  » ou qu’ils sont des «   rien du tout  »  ? La vérité est que vous n’avez pas be­soin de prouver votre valeur à quiconque et si vous voulez réellement connaître votre valeur, tout ce que vous avez à faire c’est regarder la Croix — parce que c’est le prix qui a été payé pour votre vie  ! C’est la valeur infinie que Dieu a investie pour votre vie  ! Il pense que vous avez beaucoup de valeur et moi aussi. Ne voulez-vous pas vous joindre à moi pour affirmer la valeur des autres aussi, en parole et en action  ? Pour ceux qui parmi vous diraient «  Eh bien, je ne crois pas en Dieu et je ne crois pas en la Bible alors je suis pro-choix  » je vous recommande de lire mon essai Le droit de l’enfant à naître à ne pas être injustement tué, une philosophie de l’approche des droits. Je vous assure que vous ne gaspillerez pas votre temps

2 réponses à “Témoignage de Rébecca Kiessling (Partie3)

  1. Merci Seigneur! c’est émouvant! Notre valeur ne epend pas des circonstances de notre naissance mais du Dieu grand et fort dont nous venons.

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