Faire le choix d’un conjoint qui glorifie DIEU

Comment choisir son futur conjoint ? n°3 PDF Imprimer Envoyer
 Article écrit par Carlo BRUGNOLI extrait de son site web (Porteur de vie): http://www.porteursdevie.ch/accueil/index.php?option=com_content&view=article&id=67:comment-choisir-son-futur-conjoint-&catid=45:jeunes-et-vie-affective&Itemid=79Le témoignage donné dans mon premier livre ” Une vie en couleur ” (téléchargeable gratuitement sur mon site) inclut ce sujet. J’aimerais ici en rappeler quelques lignes pour ensuite en tirer les principes qui nous ont le plus aidés, ma femme Michèle et moi :Pendant mes deux premiers séjours en Afrique, l’un de trois mois et le suivant de quinze, la question du mariage ne me préoccupa guère. J’avais environ vingt-deux ans et j’estimais qu’il fallait vivre à fond pour Christ. Les passages bibliques où Paul évoque sa vocation de célibat me parlaient beaucoup. Je faisais mienne sa devise: tout faire pour le salut du plus grand nombre. C’était, et c’est toujours, le but vers lequel je cherche à orienter ma vie.Ma prière au sujet du mariage se résumait donc ainsi : ” Seigneur, si le célibat peut me permettre d’amener ne serait-ce qu’une seule personne de plus dans ton royaume, je veux rester célibataire; dans le cas contraire, permets que je me marie.”

Quelque temps plus tard, un jour de congé, je rencontrai au bord d’une piscine un vieil évangéliste bien connu qui m’avait déjà reçu chez lui à quelques reprises. A brûle-pourpoint, il me lança : ” Alors Carlo, tu n’es toujours pas marié ? Ne sais-tu pas que ” un ” peut en vaincre cent, et ” deux ” dix mille ? ”  Sans s’en rendre compte, il apportait une réponse non pas universelle, mais personnelle à ma question. Il me donnait un éclairage qui révélait la synergie d’une union selon Dieu.

De retour sur le Vieux Continent, mes responsables se consultèrent pour savoir s’il était temps de me confier la responsabilité des équipes d’évangélisation en Europe francophone. En priant, ils reçurent un texte quelque peu surprenant : ” Il faut donc que le dirigeant soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré…”

Quand on m’en informa, je rétorquai que Paul faisait certainement allusion à la polygamie, étant lui-même célibataire. Mais ils avaient la pensée que Dieu m’avait préparé une ” aide comme partenaire ” qui m’épaulerait dans ces responsabilités. L’orientation entre célibat et mariage semblait se préciser.

Mais comment découvrir celle que le Seigneur me destinait ? A ce moment-là, je réalisai une chose évidente et pourtant fondamentale : ma future épouse, sans que je sache le moins du monde qui elle était et où elle se trouvait, vivait quelque part sur la planète et était, elle, bel et bien connue de Dieu. Elle avait donc aussi, de son côté, ses questions, ses espérances, ses choix à faire et devait gérer mille et un aspects de l’existence, que je pouvais porter devant le Seigneur par la prière. Il nous préparait chacun de notre côté en nous donnant de grandir en maturité, en attendant le moment de notre future rencontre.

Ce qui me protégea vraiment de graves erreurs, d’errances et de voies sans issues fut un autre principe tout aussi simple : nous sommes créés corps, âme et esprit. Par conséquent, pour qu’un couple soit solide et épanoui, il doit vivre une alliance à trois niveaux. Je compris que dans le plan du Créateur, un homme et une femme qui envisagent de s’unir pour la vie doivent bien sûr se plaire, s’apprécier, se désirer physiquement. Pourtant, cette merveilleuse réalité est insuffisante en soi, car elle ne représente que le lien du mariage au niveau du corps.

En second lieu, ils doivent être les meilleurs amis au monde non seulement avant, mais surtout après le mariage. Ils se compléteront harmonieusement sur le plan psychique, quant aux objectifs poursuivis, quant à la manière de penser et de ressentir les choses. Il sera bon qu’ils puissent rire et pleurer ensemble, se divertir et apprendre, s’enthousiasmer et travailler côte à côte avec plaisir. Cet attachement au niveau de l’âme constitue le second lien du mariage.

Enfin, sur le plan de l’esprit, le couple selon Dieu se complète au niveau de son appel, sa vocation, son ministère et ses dons. J’y ai vu cette corde à trois brins qui ne se rompt pas facilement, dont nous parle l’Ecclésiaste.C’était là ma référence, comme le fil à plomb pour le maçon, durant ces années d’attente.

 

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