Le bon moment pour entamer des fréquentations

Article écrit par Carlo BRUGNOLI

Quel est le bon moment pour fréquenter?

La réponse biblique à cette question ne porte pas seulement sur l’âge, mais sur la disposition de coeur. Vivre à fond et intelligemment ses années de célibat est une bonne façon de se préparer à des fréquentations heureuses. Fréquenter prend un temps et une énergie considérables. Les films, les romans, la publicité, les jeux télévisés, nos amis et parfois même (pas toujours) nos parents, s’unissent pour nous dire : il est normal d’avoir presque en permanence un ou une petite amie. Cependant, trouver quelqu’un, fréquenter, se disputer, se séparer, pour ensuite trouver quelqu’un d’autre, à nouveau fréquenter et se disputer, etc., n’est un cycle ni obligatoire, ni même éducatif, mais usant, frustrant et blessant. Certaines blessures, loin d’être “instructives”, laissent des cicatrices profondes qui peuvent mettre des années à guérir. Il est d’autant plus difficile de résister à ce schéma quand les conseils deviennent moqueries ou suspicion. Je me rappelle certaines boums de fin de scolarité où celui qui, après une heure de danse, n’avait pas une fille sur ses genoux, faisait tapisserie… Combien de personnes, aujourd’hui mariées, se souviennent d’années gâchées par des fréquentations pénibles, des espoirs déçus, des doutes à n’en plus finir, des séparations amères, jusqu’au moment où enfin une relation heureuse s’est établie. Voici un passage de l’Ecriture où Paul aborde ce sujet: “J’aimerais que vous soyez libres de tout souci. Un homme qui n’est pas marié se préoccupe des affaires du Seigneur, il cherche à plaire au Seigneur; mais celui qui est marié se préoccupe des affaires du monde, il cherche à plaire à sa femme, et il est ainsi partagé entre deux préoccupations. De même, une femme qui n’est pas mariée ou une jeune fille se préoccupe des affaires du Seigneur, car elle désire être à lui dans tout ce qu’elle fait et pense… Je dis cela pour votre bien et non pour vous imposer une contrainte; je désire que vous viviez de la façon qui convient le mieux…” 1 Cor. 7:32-35 Il y a donc un temps pour tout ; et même pour ceux qui sont appelés au mariage (et qui glorifieront donc Dieu par lui), la période du célibat est présentée par l’Ecriture comme particulièrement précieuse pour grandir en Christ. Cette formidable énergie disponible pourra prendre des formes aussi variées qu’utiles : séjour linguistique, spécialisations et diplômes, mission, coopération, brevet, stages pratiques, bénévolat, sport, voyages et découvertes, avec une liberté et dans des conditions qui fondront comme neige au soleil quelques années plus tard. Suivre la direction divine dans ces étapes sera une source inestimable de satisfaction. Par ailleurs on se marie souvent dans les milieux que l’on fréquente. Un jeune homme et une jeune fille qui ont compris le remarquable potentiel de ces années de célibat et l’auront vécu pleinement, risquent de s’y rencontrer. Il en sera de même pour ceux qui auront traîné dans les bistrots du coin et autres boîtes de nuit, en passant d’une amourette à l’autre. N’est-il pas étonnant que dans l’hymne à l’amour qu’est le livre du Cantique des cantiques il soit répété à trois reprises : “Je vous le demande instamment : n’éveillez pas l’amour, ne le provoquez pas avant qu’il y consente.” Lorsque nous sommes excités par un départ en voyage et que nous réglons le réveil pour quatre heures du matin, il arrive de se réveiller une dizaine de fois avant l’heure… ou de dormir profondément jusqu’à la sonnerie. Que préférez-vous? Pour ma part, je préfère passer une bonne nuit et me réveiller pour découvrir que le jour J a commencé. Le voyage n’en est que plus agréable. Il en est de même pour le mariage, évitons les faux réveils qui fatiguent et ternissent l’enthousiasme quand sonne l’heure du vrai départ.

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