Joni et Ken Tada : une histoire d’amour peu ordinaire

 

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Article extrait du site The Christian Post/ traduit de l’anglais par G.L

Ken et JOni se sont mariés en 1982 : ils célèbrent donc 33 ans de mariage en 2015.

En 2012, le couple a été interviewé par le magazine Christian Post Reporter.

Voici le contenu de l’interview: 

Ken Tada s’exprime sur sa première rencontre avec sa femme , Joni Eareckson Tada. Il a pensé d’elle “Elle est différente de toutes les autres personnes que j’ai pu rencontrer dans ma vie auparavant.” Et c’est une des raisons qui la rendait vraiment vraiment très attirante à ses yeux.

Le couple explique avec candeur les étapes qu’ils ont dû affronter pour supporter les réalités de la quadriplégie de Joni et partage au sujet des principes qu’ils pensent les avoir aidé à maintenir un mariage fort. Leur espoir est que le fait de s’ouvrir sur leur expérience puisse aider d’autres personnes. 

CP: Après le chapitre sur le cancer dans votre livre, vous abordez les fréquentations et les fiançailles. Nous lisons alors des détails sur l’attraction de Joni envers Ken. Ken, qu’est-ce qui vous a poussé à conquérir Joni?

Ken Tada:  Il faut que je dise que j’avais déjà fréquenté d’autres femmes par le passé, je veux dire, avant de rencontrer Joni. Joni était différente. Quand nous parlions de 1 Samuel 16:7, il y avait une telle profondeur dans nos conversations que je ne peux pas expliquer. C’était simplement là et je suis tombé amoureux d’elle.  son apparence extérieure aussi bien que sa beauté intérieure. Vous savez, quoi, son être entier. C’était intéressant au début; Joni venait tout juste de finir le film: https://www.youtube.com/watch?v=S6JkW8Bq-38 et avait terminé le manuscrit de son livre. Vous savez, elle était une personnalité célèbre, mais la personne que vous pouviez voir en dehors du public est exactement la même personne que vous pouviez voir en public: son authenticité, son coeur. Elle est aussi belle à l’intérieur qu’à l’extérieur. Alors quand vous me demandez ce qui a pu m’attirer chez elle, je pense simplement qu’elle n’ était comme aucune des personne sque j’avais rencontrées auparavant. ET c’était hyper attirant. Cela, plus les autres choses que j’ai mentionnées.  

Joni Eareckson Tada: Vraiment? Wow, j’aime tellement entendre ça.

Ken Tada: Et nous y voilà .

CP: Au fur et à mesure que vous vous approchiez du jour de la cérémonie de mariage, le livre suggère que de nombreuses questions ont été soulevées. Telles que : “Comment ce mariage fonctionnera-t-il? Est-ce que ce mariage a un sens? ESt-ce que Ken risque d’avoir un burn out? D’où provenaient toutes ces questions et comment avez-vous réussi à surmonter toutes ces questions? 

Ken Tada: Dès le début, quand Joni et moi sommes devenus très sérieux au sujet de passer toute une vie ensemble, bien sûr, nous avons parlé de toutes ces choses.C’est comme un éléphant ou un gorille dans une pièce. Vous ne pouvez pas l’ignorer. Nous savions qu’il y avait un handicap impliqué, mais à l’époque, je ne voyais pas les problèmes que pourrait susciter le handicap. Dans le livre “Ken and Joni, an untold love story” http://www.zondervan.com/joni-and-ken , nous partageons le fait que c’est seulement un an après le mariage que j’ai réalisé que je n’étais peut-être pas aussi préparé que je le pensais. A présent, il y avait une routine qui s’était installée par rapport au handicap: être disponible 24h/24 et 7j/7, la retourner sur le côté pendant la nuit, et d’autres domaines encore en terme de routine que nous devions expérimenter. Je ne veux pas dépeindre une image qui suggère que tout m’est tombé dessus d’un coup. Mais il y a eu ce moment dans notre mariage que nous avons appeIé “l’épuisement de mi-parcours”. Ce n’est pas que j’avais cessé d’aimer ma femme, j’aimais toujours Joni, mais une nuit, je me suis assis sur le lit et j’ai juste dit :”Joni, je me sens piégé. J’ai le sentiment que tout ça pèse trop lourd sur mes épaules.” Et Joni a eu une réponse intéressante à cette remarque que j’ai faite.

Joni Eareckson Tada: Effectivement, je me rappelle quand Ken a dit cela. Ma première réponse a été : “Eh, bien, et alors? Est-ce que tu n’avais pas compris que ça allait être dur à ce point là? Où était donc ta tête le jour de notre mariage?” 

Je veux dire je l’ai pratiquement réprimandé. Mais après que nous ayions ensemble réflléchi à cette situation, et comme Ken l’a dit précédemment , que nous soyions allés plus profondément dans les Ecritures, et que nous nous soyions davantage appuyés sur Jésus dans la prière, quelques années plus tard, quand Ken a dit excatement la même chose, cette fois ma réponse était :”Je ne t’en veux pas une seule seconde de te sentir piégé.Si j’étais à ta place, je ressentirais exactement la même chose. Mais je vais me tenir à tes côtés.Je vais t’assister, être ton supporter. NOus allons y arriver ensemble.” C’était un magnifique tournant décisif dans notre mariage.  Quand Ken a compris ça, nous avons tous les deux réalisé que mon handicap n’était pas l’ennemi. Et certainement aucun de nous deux n’était l’ennemi. Nous avons un adversaire qui hait les mariages chrétiens, qui n’aimerait rien d eplus que de détruire les mariages chrétiens. Alors, l’ennemi n’est pas le handicap, l’ennemi n’est pas Ken, je ne suis pas l’ennemi. L’ennemi est un adversaire qui nous hait réellment. Cela nous rapproche véritablement. Cela nous donne l’image globale comme nous disons souvent, n’est-ce pas Ken?  

Ken Tada: Tout à fait. L’image globale. Et bien des fois, quand il nous arrive d’avoir des disputes, c’est toujours au sujet de choses insignifiantes. Nous ne sommes pas des experts, mais de façon générale, les désaccords que Joni et moi avons pu avoir ont été tellement infimes.Au fur et à mesure que nous avons pris de l’âge, et plus particulièrement à travers cette épreuve du cancer qu’a eu Joni, nous avons commencé à davantage regarder l’image globale. Cela nous a aidé à nous refocaliser en quelque sorte.

CP: Ken, comment votre expérience peut être reliée à celle de beaucoup d’autres hommes qui se sentent épuisés dans leur mariage?

Ken Tada: Je pense que dans tous les mariages, vous y allez habituellemnt en marchant sur un nuage et quand vos pieds touchent le sol finalement, et que vous réalisez que c’est pour toujours, parfois c’est une pensée qui secoue énormément certains hommes. 

Mais je dois dire que la clé dans le mariage qui permet de demeurer ensemble est Jésus, parce qu’il y a des moments où votre conjoint ne va pas combler vos besoins et il y a des moments où vous avez besoin de chercher à une source plus élevée et de savoir que la stabilité réside dans le fait que Jésus est dans nos vies et Jésus va nous voir au travers de toutes ces choses. Et IL le fait. Parfois, nous avons simplement besoin de Le laisser prendre tout le contrôle afin que nous réalisions qu’IL est Dieu omnipotent. Mais qu’IL est aussi Souverain et s’IL est Souverain, IL est Souverain dans les bénédictions aussi bien que dans l’adversité; et dans ce cas, durant les hauts et les bas que le mariage va traverser, vous allez avoir besoin de chercher Jésus, au moins dans les bas.   

CP: Joni, qu’avez vous ressenti quand Ken a dit qu’il se sentait piégé et comment une femme surmonte les sentiments de son mari épuisé dans leur relation?

Joni Eareckson Tada: Je savais très bien que quand Ken disait cela, il n’était pas en train de me dire qu’il ne m’aimait pas, qu’il ne me trouvait plus attirante ou qu’il ne voulait pas être avec moi. C’est simplement les circonstances couplées à mon handicap qui rendait la situation aussi accablante. J’ai vécu dans cette chaise roulante pendant 46 ans et je sais ce que ça fait de se sentir accablé par ce handicap. Je sais ce que ça fait de vouloir simplement disparaître, de se sentir pris au piège. Ah là là, il y a eu tant de fois où je me suis sentie piégée par ce handicap. Alors quand Ken m’a ouvert son coeur et a partagé cela, je ne pouvais pas rejetter la faute sur lui, parce que j’avais ressenti exactement la même chose et je savais ce qui pourrait le libérer. Et ce qui pourrait l’aider serait simplement d’exprimer le fait que je le comprenais. ET je pense que les maris en général veulent que leurs femmes fassent exactement la même chose: qu’elles les comprennent. Vous savez, il faut simplement comprendre que nous sommes différents; les hommes sont différents. ILs sont câblés différemment et ils vivent la pression différemment, traitent les problèmes différemment et nous avons besoin de comprendre cela en tant que femmes.

Le handicap est réellement ce qui m’a aidée à comprendre que Ken se sentait pris au piège. Je pense que c’est ce qui m’a réellement aidée à passer par dessus.

Ken Tada: Une dernière chose. Parfois, quand il vous arrive de vous disputer et que l’un de vous deux dit:”Tu sais quoi, nous avons besoin de nous arrêter maintenant et de prier” Mais je n’ai aucune envie de prier ! Mais l’un de nous deux va inévitablement dire que nous avons simplement besoin de nous arrêter et de prier, et c’est une arme puissante. Si à la fois  le mari et la femme sont en accord et dans l’amour de Christ, il arrivera un moment où vous pouvez simplement vous arrêter et prier. Cela a été d’une très grande aide pour nous. 

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